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Région de Quimper
Patrimoine Religieux

Cathédrale de Quimper

Corentin est le saint patron de la cathédrale de Quimper. Il en est peut-être le fondateur.
Quimper

Prieuré de Locmaria

En 1124, à la suite d'un don du duc de Bretagne Conan III à l'abbaye Saint-Sulpice de Rennes, Locmaria devint prieuré et le resta jusqu'à à la Révolution.
Lors du Concordat, Locmaria fut rattaché à la cathédrale de Quimper avant de s'en détacher à nouveau en 1857. Quimper

Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon

"Ce lieu, dis-je, est à l'évidence très beau et très agréable, car sa façade visible est tournée vers le sud, vers tous les rayons du soleil depuis son lever jusqu'à son coucher" peut-on lire dans la vie de saint Paul Aurélien écrite en 884 par Wrmonoc, moine à l'abbaye de Landévennec. Wromoc parle de l'actuelle ville de Saint-Pol de Léon. Il raconte ensuite comment fut créé le diocèse de Léon et comment Paul Aurélien devint son premier évêque au début ou vers le milieu du 6ème siècle.
La cathédrale actuelle fut commencée à la fin du 13ème siècle. Les mâchicoulis du côté nord rappellent que la vocation militaire de la ville est restée très forte jusqu'au 14ème siècle.
Dans la cathédrale on conserve le souvenir de saint Paul Aurélien. Une dalle dans le choeur marque l'emplacement de son tombeau. Un reliquaire en forme de petite chapelle contient le crâne et un humérus de saint Paul Aurélien. On conserve aussi dans la cathédrale la cloche dite de saint Paul. A l'origine c'était un gong dépourvu d'anse et de bélier. Il est probable qu'elle date bien du 6ème siècle. Au 9ème siècle, Wrmonoc parle d'une cloche "connue parmi tous les chrétiens", ce qui laisse penser qu'à cette époque elle était déjà ancienne. Il existe en Bretagne cinq autres cloches anciennes, à Goulien (Finistère), Paule (Côtes d'Armor), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), Locronan (Finistère) et Stival (Morbihan). Comme à Saint-Pol, celle de Paule est aussi un gong.
Saint-Pol-de-Léon

Eglise de Quimperlé

En Bretagne, les église de Lanleff (Côtes-d'Armor) et de Quimperlé sont conçues sur un plan circulaire. On admet généralement qu'elles dérivent du même modèle: le Saint-Sépulcre de Jérusalem. L'église de Quimperlé a été construite à la fin du 11ème siècle. La partie centrale de l'édifice s'est écroulée en 1862 pendant des travaux de consolidation. L'architecte quimpérois Joseph Bigot a été chargé de la restauration. Il a essayé de redonner à l'ensemble de la construction son aspect du 12ème siècle. Il subsiste quelques sculptures de l'édifice primitif. Celles qui surmontent la porte primitive sont peut-être les plus remarquables. On retrouve un thème classique dans l'art roman, les têtes animales aux allures extravagantes.
Quimperlé

Abbaye du Relecq

On affirme parfois que l'abbaye cistercienne du Relecq en Plounéour-Ménez a été précédée d'une autre datant du 6ème siècle et fondée à la suite d'un grand combat pour la prise du pouvoir en Bretagne, d'où le nom de Relecq (lieu où se trouvent les reliques des combattants tués). On affirme aussi qu'il s'agit d'une donation par les comtes de Léon d'une partie perdue de leur territoire, d'où aussi le nom de Relecq (relique des terres de Léon). Ce qui est certain c'est que l'abbaye mère de Bégard (Côtes d'Armor) a fondé au Relecq, à l'écart des lieux habités comme c'était la règle, une abbaye fille vers le milieu du 12ème siècle.
Détruite par les guerres, reconstruite ensuite, l'abbaye a survécu. A la Révolution il y avait encore quelques moines et on affirme qu'ils sont partis après avoir caché dans les bois des environs un tonneau plein d'or. Il arrive que les visiteurs se mettent à la recherche des pièces d'or. A défaut d'or, ils sont assurés de trouver un trésor plus précieux encore, celui des bois et des vallées.
Un abbaye cistercienne était construite selon des règles précises. L'église abbatiale devait être construite sur le lieu le plus élevé du domaine, mais sans clocher. A l'intérieur, le chevet devait être plat et les chapiteaux sans décorations. L'abbaye du Relecq déroge à la règle sur deux points: le clocher et certains chapiteaux. S'ils sont lisses dans leur majorité, on recense quand même huit chapiteaux ornés de spirales ou de feuillages stylisés.
Plounéour-Ménez

Calvaire de Pleyben

Le calvaire de Pleyben apparaît aujourd'hui un peu égaré dans un enclos privé de sa fonction de cimetière. Le calvaire se trouvait près du porche de l'église. Gênant l'entrée, il a été déplacé une première fois en 1650 peu après l'achèvement de la tour. Il datait de 1550 et l'occasion du déplacement fût saisie pour l'agrandir, ce qui en fait aujourd'hui un calvaire aux groupes "aérés".
Entre 1738 et 1741 il fût transporté à son emplacement actuel. Son architecture est basée sur l'octogone même si les ailes suggèrent aussi le carré. Il est vrai qu'on retrouve une base octogonale plus nette à Plougastel-Daoulas et surtout à Guimiliau. A Quilinen, c'est un plan triangulaire qui rappelle la Trinité. Ailleurs le plan est circulaire, symbole de l'éternité. Si la forme la plus fréquente est le carré, à Tronoën elle est rectangulaire. On trouve aussi des calvaires hexagonaux, rarement des heptagonaux (7 côtés). L'octogone de Pleyben rappelle quant à lui le plus que parfait. Le chiffre 7 symbolise la perfection et le chiffre 8 (7 plus 1) celui de la perfection que nous ne pouvons pas imaginer. Sur la frise basse, les groupes qui datent pour la plupart de 1550 se suivent de gauche à droite de manière chronologique: Annonciation, Visitation, Nativité, Adoration des Mages, Fuite en Egypte, Jésus au milieu des Docteurs, Entrée à Jérusalem, Cène, Lavement des pieds, Marché de Juda, Agonie, Arrestation, Jésus emmené, Jugement de Pilate, Christ aux outrages, Repentir de Pierre, Flagellation, Couronnement d'épines. La série des groupes supérieurs va dans le sens inverse, de droite à gauche: Pilate se lave les mains, Jésus conduit au supplice, Portement de croix, Soldats au calvaire, Crucifixion, Mise au tombeau, Descente aux enfers et Résurrection. Les larrons portent leurs noms GISMAS et DISMAS, le premier en caractères gothiques, le second en capitales romaines, différence que l'on constate dans les inscriptions de Plougonven; leurs âmes sont emportées par un ange et par un démon.

Baptistère du Faou

Le bourg du Faou est situé au fond d'une anse de la rade de Brest et la mer vient lécher les murs de l'enclos paroissial. L'élément le plus étonnant de l'enclos c'est peut-être le baptistère. Il est placé au fond de l'église et protégé par un baldaquin. Sa position au fond et au nord est normale pour un baptistère du 16ème ou du 17ème siècle. Cette position est le symbole du baptême, point de passage des ténèbres à la lumière. En regardant de plus près la cuve baptismale, on distingue des inscriptions, des anges, des oiseaux, des serpents et plusieurs autres animaux. A une extrémité de la face sud on peut lire: "Gehon c'est celui qui circuit toute la terre d'Ethiopie", ce qui peut se traduire par "Gehon fait le tour de la terre d'Ethiopie". Au centre de la face sud un oiseau vole au dessus d'un ange. Plus bas, un lion sort son énorme langue devant un serpent. A l'autre extrémité de la face sud se trouve la deuxième inscription: "Phison c'est celui qui environne toute la terre de Hevila la ou croist l'or", ce qui peut se traduire par "Phison entoure la terre de Hevila, le pays de l'or". Une main désigne le bas de la cuve baptismale. A côté il y a aussi un chien et un cerf. Du côté nord on trouve encore deux inscriptions. La première nous parle du Tigre, un fleuve qui va vers l'Assyrie: "Tigris cestuy va vers Assyrie troisiesme fleuve". Comme sur la face sud, on trouve à nouveau au centre de la face nord un ange et un oiseau. Le serpent est toujours présent. Sa tête est placé sous le sigle "IHS", monogramme grec de Jésus, tardivement transformé en "Iesus Hominum Salvator" (Jésus Sauveur des Hommes). Sous le serpent on remarque un petit oiseau. "Euphrate et le quatriesme fleuve" est la dernière inscription. Que signifie tout cela? Phison, Gehon, Tigre et Euphrate? Il s'agit tout simplement d'une illustration d'un passage du Livre de la Genèse (II 10-14): "Un fleuve sortait de l'Eden pour arroser le jardin et de là il se divisait en quatre bras; le nom du premier est Phison, il entoure le pays de Hawila où se trouve l'or, et l'or de ce pays est très pur; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d'onyx; le nom du deuxième fleuve est Gihon, c'est celui qui entoure tout le pays de Kouch; le nom du troisième fleuve est le Tigre; c'est celui qui coule à l'est de l'Assyrie; le quatrième fleuve est l'Euphrate.". Phison, Gehon, Tigre et Euphrate sont les quatre fleuves bibliques qui irriguent le paradis terrestre. Ils correspondent aux quatre Evangélistes qui irriguent la terre de leurs écrits. Ce thème se retrouve dans l'art roman à Cluny, Vezelay, Autun et Anzy-le-Duc. Le baptistère du Faou nous dit en plus que c'est dans l'eau de ces fleuves qu'il faut baptiser. La cuve baptismale date vraisemblablement du début du 16ème siècle.
Faou

Eglise de Landévennec

A la Révolution, les habitants avaient demandé et obtenu de pouvoir utiliser l'église abbatiale. Ils revinrent bien vite dans la petite église du 17ème siècle qui était d'un entretien beaucoup plus facile. Si le maître-autel existait avant la Révolution, la plupart des tableaux ont été pris dans l'abbaye. Le grand tableau du 17ème siècle représentant la Cène provient du réfectoire de l'abbaye.
Landévennec

Abbayes de Lndévennec

Ancienne Abbaye. Les restes de l'édifice que nous voyons aujourd'hui datent du 11ème siècle. Les transformations subies au cours des siècles ont été mises en évidence à la suite des campagnes de fouilles des années 90. Située quelques mètres au sud du choeur de l'abbatiale, la cave construite au 17ème siècle par les moines mauristes laisse maintenant voir le caniveau construit au 9ème siècle pour drainer les sources souterraines. Toujours dans la cave mauriste, on remarque la tombe d'un abbé de la fin du 12ème ou du début du 13ème siècle (on a retrouvé sur lui l'insigne de sa fonction, le tau abbatial). La salle du chapitre se trouvait là avant les restaurations du 17ème siècle. La coutume voulait que les abbés puissent y être enterrés. Entre le choeur de l'abbatiale et la cave mauriste se trouve probablement le sanctuaire primitif. Le local que nous voyons ici a servi de sacristie du 12ème au 16ème siècle. La voûte qui apparaît dans la maçonnerie marque peut-être l'emplacement de la nef de la "petite église" qui existait au 9ème siècle. D'après Gurdisten, saint Guénolé avait d'abord été inhumé dans la "petite église" avant d'être transféré juste à côté dans le choeur de la "grande église" où le tombeau est encore visible. Après l'édit de Louis le Débonnaire et l'adoption de la règle bénédictine au début du 9ème siècle, on a entrepris de construire une nouvelle église. Le choeur a été construit en deux campagnes de travaux. Le niveau du premier choeur carolingien correspond au sol actuel. Un choeur de plan carré s'étendait jusqu'au mur du chevet actuel. Peu après, ce premier choeur a été surélevé pour y placer le tombeau de saint Guénolé. Des poutres en bois retrouvées calcinées semblent indiquer que le tombeau était recouvert d'une structure en bois pour le protéger. Les restaurations récentes restituent les niveaux (mortier rose). En l'an 913, les normands pillent et brûlent le monastère. Les moines emportent les reliques et trouvent refuge à Montreuil-sur-Mer. Ils reviennent à Landévennec en 936, mais sans les reliques. Ils se sont sans doute d'abord installés dans la "petite église" avant d'entreprendre la restauration de la "grande église" à l'aide de matériaux récupérés dans les établissements gallo-romains des environs. Vers la fin du 11ème siècle, l'église abbatiale est agrandie. On construit un transept et un choeur moderne à déambulatoire. La nef est prolongée. L'édifice restera presque inchangé jusqu'à la Révolution. La vente de "Maison abbatiale" et de la "Maison conventuelle" a été organisée le 21 mai 1792 avec une mise à prix de 34000 livres (plus d'un million de francs actuels). Il ne s'est présenté personne et elle est restée en vente jusqu'à ce qu'un dénommé Joseph Duplessis l'achète en 1796 au prix de 2160 livres pour la revendre en pièces détachées. Les stalles iront meubler l'église Saint-Louis de Brest. Les arcades seront réutilisées pour faire un marché aux volailles. Les pierres sculptées seront utilisées comme pavés après avoir été exposées à Paris. Les feuilles des livres et des parchemins serviront à fabriquer des gargouses à poudre. L'achat en 1875 des restes de l'abbaye par le comte Louis de Chalus aboutira à sa renaissance. Le comte passera cinquante années de sa vie à entretenir et à faire connaître ces lieux chargés d'Histoire. La perspective d'un retour des moines était le but de sa vie. Il n'a pas échoué.
Nouvelle Abbaye
Six moines se sont installés sur le site de Landévennec le 17 octobre 1950. La première pierre de la nouvelle abbaye a été posée le 10 mai 1953 par le cardinal Roques, archevêque de Rennes. La dernière pierre a été posée en 1958. En 1965 on achevait la nouvelle église. Pour relever Landévennec il a fallu le travail dans l'ombre du comte de Chalus, l'implantation d'une communauté monastique provisoire à Kerbénéat, puis les discours enflammés de l'abbé Perrot en faveur de Landévennec. Quatre-vingt dix années ont été nécessaires. Vers 1875, alors que le comte de Chalus achetait les restes de l'abbaye de Landévennec, Monseigneur Nouvel de La Flèche, évêque de Quimper et Léon, cherchait à rallumer la flamme monastique dans son diocèse. Il a sûrement envisagé le retour des moines à Landévennec, d'autant plus qu'il connaissait bien le comte de Chalus et que celui-ci pensait déjà à un retour des moines à Landévennec. Pour des raisons qu'on ignore, l'évêque a préféré acheter une petite ferme à Plounéventer pour fonder le monastère dit de Ker-Bénéat (la maison de Benoît). En 1878, trois moines venus de la Pierre-qui-Vire fondent une communauté qui deviendra prospère après des débuts difficiles. Le 21 octobre 1902, Kerbénéat est érigée en abbaye mais en avril 1903 les lois anticléricales obligent les quarante moines à s'exiler. En 1922 ils rachètent leur domaine et s'installent à nouveau. A la mort du comte de Chalus en 1927, et bien que ce soit son voeu le plus cher, les moines n'avaient toujours pas compris que Ker-Bénéat n'était pour eux qu'une étape vers Landévennec. Entre 1928 et 1939 c'est l'abbé Perrot qui sera le plus fervent promoteur du retour. Le nom "Landévennec" résonne à chaque Bleun-Brug mais les moines de Ker-Bénéat restent sourds à tous les appels. En 1943, l'abbé Perrot meurt assassiné sans avoir vu son rêve se réaliser. Landévennec

Calvaire de Quilinen

Construit dans la première moitié du 16ème siècle, le calvaire de Quilinen en Landrévarzec est une oeuvre exceptionnelle. L'aspect pyramidal de l'ensemble cache la complexité de la construction. La base soutient trois triangles superposés. Pour donner une impression de "montée vers le ciel", le troisème triangle, plus petit, est croisé en étoile sur le second. Les trois croix semblent sortir naturellement de la structure.
Portée par un fût de plus de trois mètres de haut, la croix du Christ domine l'ensemble et permet de parfaire les proportions. Tout autour de la structure, "pyramident" les statues des douze apôtres en ronde bosse, une Vierge de Pitié, Jean et la Vierge, Marie-Madeleine et une sainte femme. Quelques apôtres sont reconnaissables à leurs attributs. Landrévarzec

Chapelle de Kernitron

Dédiée à la Sainte Trinité la chapelle de Kernitron a été bâtie au 12ème siècle par les moines bénédictins de Saint-Jacut de la Mer, sans doute sur l'emplacement d'un ancien monastère de saint Samson (6ème siècle).
La nef date du début du 12ème siècle. Les colonnes devant supporter la voûte ont été conservées dans le mur. Le transept date de la fin du 12ème siècle. La décoration des chapiteaux est variée. On remarque des pommes de pin et une série de têtes apparaissant dans des arcades. Le choeur est de style gothique anglais. Il date du 14ème siècle. Dans le choeur on remarque une alternance de piliers octogonaux et circulaires. Une telle disposition est rare. On la rencontre aussi dans l'ancienne abbaye de la pointe Saint-Mathieu.
Avec ceux de Perros-Guirec et de Dinan, le porche sud de Kernitron est l'un des rares porches romans de Bretagne à posséder un tympan sur le thème des quatre vivants Lanmeur

Crypte de saint Mélar

L'église paroissiale de Lanmeur est dédiée à saint Mélar. Lanmeur