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Morbihan |
(XVIe siècle) offrent un magnifique exemple de charpente ancienne, impressionnante par leur qualité et leur volume. Le Faouët
Le premier château de la cité de Pontivy nommé "Château des Salles", attesté par un document daté de 1150, est construit à la demande de Alain II de Rohan (1128-1170) pour contrôler le passage sur le Blavet.
A la fin du 15e siècle, Pontivy devient la capitale du fief des Rohan. Le vicomte Jean II de Rohan y fait construire en 1485 un nouveau château très important d'architecture militaire. Forteresse massive, d'à peu près 90 mètres sur 75, présente deux grosses tours de façade, reliées par une courtine de 20 mètres de haut et de 5 mètres d'épaisseur. La façade donnant sur la cour intérieure a été modifiée au cours des 17 et 18e siècles. Sa vocation première de défense fut accompagnée d'un effort concernant l'habitat puisque la forteresse servait également de lieu de résidence aux seigneurs et leurs familles.
Pontivy
Le trafic de péniche nécessite jusque dans les années 1950 la présence permanente d'un éclusier. Les maisons éclusières, construites pour la plupart entre 1800 et 1850 sont alors les résidences principales de ces derniers.
Ces maisons d'écluses, souvent de petite taille, avec parfois un appentis servant d'écurie, sont généralement entourées d'un verger et d'un jardin en fleur. Il faut savoir qu'à l'époque, les ingénieurs paysagistes avaient pensé à tout : selon l'article 29 d'un règlement de 1814, sur 100 mètres de part et d'autre des habitations, des arbres fruitiers seront plantés pour améliorer le sort des éclusiers mais également pour les prévenir de l'oisiveté de leur activité. Ces vergers étant cultivés et entretenus par les éclusiers et leurs familles, ils profitaient en contre partie des fruits récoltés. Afin de transformer Pontivy en plaque tournante des trafics fluviaux, Napoléon prévoit dès 1802, la canalisation du Blavet, de Pontivy à Hennebont, sur toute sa longueur. Celui-ci sera ouvert à la navigation en 1832.
En 1806, ce sont les travaux de création d'un canal reliant Nantes à Brest qui débutent. Un embranchement prévu sur celui-ci au niveau de Pontivy permettra de rejoindre le port de Lorient via le canal du Blavet. Le canal de Nantes à Brest sera ouvert au trafic des péniches en 1842, 36 ans après le début des travaux.
Pontivy
La rigole d'Hilvern fut creusée de 1828 à 1838, afin d'alimenter en eau Le bief d'Hilvern section artificielle de 5 km de longueur du canal de Nantes à Brest qui relie la vallée fluviale du Blavet à celle de l'Oust navigable. Elle fut en effet prévue pour y apporter un tiers de mètre cube d'eau par seconde. Aujourd'hui, la rigole n'a plus cette fonction hydraulique, l'alimentation en eau se
Alors que Bosméléac et Hivern ne sont distants que d'une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau, c'est sur près de 63 km que va être réalisé cet ouvrage.Bordée de chaque côté par une allée d'arbres aux essences multiples, la rigole d'Hilvern possède un chemin de halage passant tantôt à droite, tantôt à gauche facilement accessible pour des balades, petites ou longues en VTT, à pied et à cheval.
fait désormais par une station de pompage sur le Blavet.
Pontivy
Le manoir, situé dans la trêve de Saint-Yves en Priziac, est implanté sur un site escarpé dominant la vallée de l'Ellé. La plus ancienne mention connue du manoir date de 1426, date à laquelle il appartenait à Pierre de Cremenec. Il passe ensuite à la famille de Kerhourin, qui le posséda jusqu'en 1536 et portait le titre d'écuyer. On le retrouve ensuite entre les mains de la famille Le Digouedec en 1536, puis, de 1571 à 1692, aux Fresnay-Faouët, seigneurs du Faouët. A partir de 1692, la propriété appartint aux Le Gall du Cunfio, dont une branche la possédait encore en 1803. Le manoir et ses bâtiments annexes sont organisés autour d'une cour. Le bâtiment principal, qui date au moins du XVème siècle, domine l'ensemble et est orienté au sud. Il comporte des cheminées monumentales, des fenêtres à coussiège, des portes en ogives, un placard de mur? Les autres corps de bâtiment disposés autour de la cour ont été construits au fil des XVIème et XVIIème siècles. La conversion de la propriété en ferme en a paradoxalement assuré la préservation. La cour abrite également un puits et un four à pain. Autrefois, il y avait une chapelle dédiée à Saint Michel à proximité. Priziac
Jean 1er de Rohan épousa en secondes noces la soeur de Charles le Mauvais, nommée Jeanne de Navarre. Le 26 mai 1377, les époux acquirent au moyen de la cassette de la mariée le Kemenet Guegant (fief du seigneur Guéguant) qui en se déclinant en breton donnera le nom de Guémené. Fortunés et soucieux de leur confort, ils firent édifier en face de leur logis les « Bains de la Reine ». En pratique, c'était une petite étuve, chauffée par le sol et les parois. Un banc y courait le long du mur. Le baigneur pouvait, soit prélever de l'eau chaude dans la première auge de pierre afin d'asperger le dallage et ainsi transformer la pièce en sauna, soit se rafraîchir dans la seconde. Les deux auges étaient alimentées depuis la cuisine des bains.
On est frappé par la rareté de ce dispositif (il faut chercher les résidences du duc Jean IV en 1380 ou du pape Benoît XII en 1342 pour trouver l'équivalent), mais aussi par la qualité du travail de la pierre. Les pièces voûtées du bâtiment sont ornées de plusieurs têtes humaines ou animales. Une femme aux nattes massées sur les tempes, à la mode du XIVème siècle, passe d'ailleurs pour présenter Jeanne de Navarre.
Comme dans tous les cas similaires, l'étuve est désaffectée en moins d'un siècle ; elle est citée comme « buanderie » au XVIème siècle et « lavanderye » au XVIIème siècle.
Guéméné-sur-Scorff
Grand dolmen, long de plus de 27 mètres à l'origine, 15 mètres aujourd'hui, dénommé Campren En Torriganet "grotte des fées" ou "chambre des nains", l'allée couverte domine tout le territoire de Cléguérec. Inscrite à l'inventaire des monuments historiques, c'est l'une des plus grandes galeries dolmeniques du Morbihan. Elle est encore recouverte par cinq énormes dalles, dont l'une à cupules.
Cléguérec
Au cœur de la Bretagne, sur le Blavet, fut construit de 1923 à 1930, le barrage de Guerlédan. Histoire de sa construction, maquette, photos, documents, et en exclusivité, en collaboration avec la Cinémathèque de Bretagne, une rétrospective vidéo sur le barrage de 1927 à 1947. Cette centrale est toujours en activité et reste la plus importante de Bretagne.
Saint-Aignan