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Morbihan |
L'église était jusqu'en 1839 sous l'invocation de Saint Rival. Le cahier paroissial signale comme seigneurs prééminenciers les sieurs de Guidfoss et de Nouay. De nombreux écus martelés ou effacés sont visibles en différents endroits de l'église. Au chevet et sur la chapelle des fonts figurent les armes des Rohan, princes de Guémené.
Les parties les plus anciennes de l'église sont datées grâce à l'inscription 1486 dans le transept nord.
Entièrement remanié au XVIIème siècle, l'édifice en forme de croix latine s'inscrit dans un style purement renaissance comme en témoigne son porche carré de 1687, classé aux Monuments Historiques. De cette époque et du XVIIIème siècle, sont nées les multiples lucarnes d'un style nouveau pour le pays et qui agrémentent les façades et pignons. Le clocher foudroyé en 1837 fut ensuite reconstruit en 1889. La situation de la sacristie, dans l'abside du choeur, et celle de la chapelle des fonts, sont exceptionnelles dans le canton.
Son intérieur est mis en valeur par un retable du XVIIème en bois polychrome et doré. Il est orné d'une huile sur toile représentant le Christ sortant du tombeau. On peut aussi y admirer des statues en bois polychrome de Saint René, Saint Yves, le patron des gens de justice et défendeur des pauvres. Il est un des très rares Bretons à avoir été officiellement canonisé par Rome, moins d'un demi-siècle après sa mort.
Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1935.
Plouray
Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1925. 16e et 17e siècle. Située dans un enclos, l'église actuelle, a pris place au 16e siècle sur un édifice qui était le siège d'une aumônerie des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem au 12e siècle. Le clocher, surmonté de deux étages de lanternons et datant de 1772 est l'un des vestiges du 18e les plus intéressants du Morbihan. A l'intérieur : le mobilier est composé d'un maître autel et d'un retable du 18e siècle, de statues en bois polychrome du 16e et 17e et d'une statue de la Vierge à l'enfant en grès avec polychromie (seule statue en grès de la région). Autrefois dédiée à Saint Jean Baptiste, son patron actuel est Notre Dame de Lorette qui est invoquée afin de protéger les aviateurs. Roudoualec.
C'est une chapelle remarquable des 15e - 16e siècles qui représente l'apogée du gothique flamboyant breton. Sa structure extérieure est originale pour une chapelle rurale : elle possède une tour-porche imposante dotée d'une flèche et d'une tourelle d'escalier polygonale. Le portail en arc brisé est l'élément décoratif majeur de la chapelle. A l'intérieure on découvre des sablières en bois sculptées du 15e - 16e siècles et un vitrail du 16e siècle , relatant la vie de la Vierge. En contre bas, une fontaine de 1695 lui est associée. Seglien.
Chef d'Oeuvre du 15e siècle, financé par les Rohan et les Fraval de Crérihuel, construite en bel appareil de granit, en forme de croix latine, elle présente une nef légèrement postérieure à ses premiers éléments. La tourelle d'escalier, accolée au mur conduit jusqu'à la chambre des cloches. Dans le transept, le mobilier en pierre restitue le cadre de pratique religieuses anciennes mêlant liturgie romaine et piété populaire. La fontaine intérieure alimentée par une source, dans le croisillon nord, constitue un élément rare : dédiée à Saint Nodez, dont la statut la surplombe, son eau curative est réputée guérir les maux de pieds. Le jour du pardon, les pèlerins espéraient guérir de leur eczéma. Aujourd'hui, le pardon est consacré à la protection des chevaux. Silfiac.
La nef et le transept de l’église du bourg datent du XVe siècle, le porche sud de 1568 et le clocher à flèche polygonale fut élevé au XVIe siècle. Les travaux de restauration de 1895 ont respecté le plan en croix latine : la nef et la sacristie ont été agrandies, les lambris ont été remplacés par une voûte en chaux et de nouvelles fenêtres ont été percées. Du gothique il ne reste que peu de traces aujourd’hui. L’église a conservé deux superbes retables de bois du XVIe siècle. Saint-Aignan
Non datée, la chapelle a probablement été construite au XVIème siècle. Devant la grande popularité de Saint Méen, elle connu de nombreux pèlerinages. Saint Méen était invoqué pour guérir des maladies de peau telle que la gale, très répandue autrefois. Celle-ci s'attaquant particulièrement aux mains, on l'appelait maladie de Saint Méen en raison d'une similitude phonétique entre le mot « main » et le nom de « Méen ». Longtemps laissée à l'état de ruine, elle fût entièrement restaurée dans les années 70, à l'initiative des habitants du quartier, qui relancèrent le pardon afin de dégager des financements. Elle fut classée par les Monuments Historiques en 1934.
La fontaine de dévotion datée de 1615 se situe à 200 m à l'est de la chapelle.
Saint-Méen
Le Saint
L'église est datée du XVIème siècle. Les dates gravées sur l'édifice, 1670 et 1723, correspondent à des restaurations. La partie située à l'est de la nef pourrait appartenir au XVIème siècle. La tour-porche est ajoutée au XVIIème siècle. Divers aménagements sont réalisés au cours du XIXème siècle. La nouvelle sacristie date de 1902.
L'édifice se compose d'une nef à cinq travées avec des bas-côtés, d'un transept et d'un choeur à chevet plat.
Les sablières qui ornent le choeur et le transept remontent au XVIème siècle. Elles sont soit lisses et ponctuées de motifs et de boutons, soit sculptées en frise d?animaux fabuleux, de personnages grotesques, de têtes humaines schématisées.
On note également la présence d'un magnifique lutrin en bois. Il représente un homme en costume breton portant un chapitre double. Il terrasse deux diables, l'un tenant un biniou et l'autre une bouteille, symboles des mauvaises moeurs et de l'ivrognerie.
Guiscriff
La chapelle, en pierres de taille, fut construite de 1518 à 1536. C'est Henri et Vincent de Kergoët, seigneurs de Tronjolly et de Menguionned qui la commencèrent. Elle fut achevée par Yves de Boutteville, fils du baron du Faouët Jean IV de Boutteville et abbé de Langonnet de 1518 à 1538.
Ce bel exemple de Renaissance bretonne dresse fièrement sa tour-clocher entièrement ajourée. A gauche du portail, on peut voir un personnage grotesque sculpté sur un contrefort. Du côté opposé, une belle niche ornée a perdu sa statue. A l'intérieur, on se laisse charmer par la voûte lambrissée et les sablières décorées de motifs végétaux encerclant animaux et petits personnages. La chapelle abrite aussi deux statues de Saint Hervé.
Selon la légende, Saint Hervé, talentueux musicien aveugle, apprivoisa le loup qui avait dévoré son âne. Il en fit une bête de trait pour tirer sa charrue. C'est pourquoi Saint Hervé est toujours représenté accompagné d'un loup. Lors de leur dévotion à Saint Hervé, les pèlerins avaient pour habitude de lui offrir des crins de chevaux afin qu'il protège les troupeaux. Il est invoqué, plus généralement, contre les attaques des loups.
N'oublions pas que Saint Hervé est le patron des bardes et des sonneurs. Ce n'est pas un hasard si, tous les ans en septembre, les meilleurs sonneurs de Bretagne s'affrontent à Gourin lors du championnat de musique traditionnelle.
Saint-Hervé
Gourin